mercredi 4 avril 2007

Prologue


4…3…2…1… Bonne année !
Tout commença par de bonnes résolutions en ce début d’année 2007, une année utile selon nos politiques.
De mon côté, je m’étais résolu à me stabiliser sentimentalement. De quelles manières ? Seul le destin me le dirait.
J’étais en contact avec un gentilhomme cette première semaine de nouvelle année. Nouvelle année, nouvelle vie… Nous nous étions rencontrés plusieurs fois, passés des moments vulgairement intimes, avant que celui-ci ne me jette.

Puis vint ce fameux samedi 5 janvier. Comme tous les samedis, je dus me rendre à mon emploi étudiant. Exceptionnellement ce samedi-là, je ne travaillais que l’après-midi. Je profitai de cette matinée parfumée de soleil pour consulter mes messages sur le « marché des mecs », vous comprendrez en ces termes le site internet de rencontres « rezo.g ».
En aventurant mes yeux sur l’étalage des produits frais du marché parisien, ils se détournèrent sur un beau visage, doux, raffiné, saupoudré d’un charme incandescent, un certain Lior. Je consultai sa description : 1m73, 58kg, avec quelques kilos en trop. Je me demandai si les photos appartenaient à ce narrateur, d’autant que dans son profil, nous pouvons lire : « Moi aussi je voudrais être grand et dessiné, voir même musclé, ne pas me soucier de mon poids, pouvoir mettre des photos de moi torse nu, ne pas avoir honte de mes poils... mais bon c'est pas le cas… »
Sa succincte dévalorisation m’intriguait au point de l’interpeller gentiment.
Des mots de politesse et d’introduction dialogique s’échangèrent.
— Il me semble t’avoir déjà vu quelque part ! lâchai-je.
— Il me semble aussi !
En faisant le rapprochement avec l’arrondissement de son lieu d’habitation et de celui de mon travail, je lui proposai :
— C’est simple, soit on s’est vu au Queen, dans le marais, ou à Nation.
— Tu travailles à la Fnac non ?
— Oui c’est ça ! Tu m’as déjà vu ?
— Tu m’as vendu un Ipod cet été et on s’est croisé rue de Lagny. Tu étais avec un mec.
— Je me souviens. C’est toi qui a déboulé du magasin de fleurs avec une femme ?
— Oui, c’est moi sauf que c’était avec ma mère et que j’étais juste en train de traverser la rue.
— Mon pote m’a dit que tu m’avais maté lorsque tu as traversé. En me retournant, tu étais encore en train de me regarder.

La conversation s’était axée sur cette rencontre antérieure, émergeant ce visage familier de ma mémoire. Au regard de l’aiguille envieuse du salon, je me lançai à lui proposer :
— Ecoute, je dois partir travailler, on peut se voir si tu veux.
— Cool ! Je vais pouvoir te regarder passer sous ma fenêtre.
— Désolé ! Je ne passe pas par la rue de Lagny, je continue sur cours de Vincennes.
— Mince alors !
— Passe au magasin si tu veux. On pourra discuter un peu.
— Je demande qui ?
— Demande le vendeur d’Ipod, il n’y en a pas 36000.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

J'ai hate de connaitre la suite ... En tout cas, tu ecris très bien !

Anonyme a dit…

mon bobun, mon ami... et oui, je suis épaté par ton écriture, un de mes rares vrais amis gay... étonnant. Je suis avec toi pour tous tes moments, durs comme joyeux, heureux comme lorsde cette relation que j'ai vécu a part entiere, tout comme cette fin bien triste. J'espere que tu trouveras ton bonheur, en atendant... profite. je t'aime mon ami^^ et escuse moi pour la part de mon implication pour la fin.
PPquicks